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Introduction
Quarante ans, c’est un sacré bout de chemin. Et en ce laps de temps, il s’en passe des choses ; il s’en passe même tellement qu’on a tendance à en oublier. C’est pourquoi, cette année, notre professeur nous demande, dans le cadre du cours d’histoire, de retracer dans un livre tout le parcours de Mater Dei.
Ce projet nous intéresse d’emblée, c’est avec joie, mais aussi avec une certaine appréhension, que nous nous investissons dans ce qui nous apparaît comme une très grande aventure.
Une semaine sur deux, notre cours d’histoire est consacré à la réalisation du livre ; lors du premier séminaire, nous apprenons que des interviews et des recherches nous attendent déjà dans les archives de Mater Dei. Ce travail n’est pas une mince affaire, il faut absolument s’organiser afin de déterminer le rôle de chacun, classer les informations et surtout ne pas les perdre. C’est là qu’interviennent nos secrétaires. Après avoir établi la répartition des tâches, individuelles ou par petits groupes selon leur importance. Nous sommes parés pour collecter en quelques mois un maximum de renseignements. Ceci est la première phase de notre travail et peut-être la plus chouette. Quoique … les consignes vont de la simple parution d’annonce dans Vlan au plongeon dans la poussière des archives, à la recherche de détails intéressants ! Les quelques bilingues des cinquièmes et sixièmes sont chargés de traduire les documents en néerlandais trouvés dans les archives des Sœurs Annonciades d’Heverlee.
Dans le domaine des interviews, alors que les uns interrogent des professeurs lors de rapides intercours ou lors du temps de midi, d’autres, par contre, ont la chance de pouvoir interroger d’anciens professeurs et élèves de Mater Dei, d’aller chez eux discuter d’anecdotes, de petits souvenirs et d’émotions devant une tasse de café, de la tarte et des petits gâteaux, avec une musique de fond pour couronner le tout. Mais on n’a rien sans rien, et nous remarquons vite que les petits gâteaux et le café nous coûtent bien cher !! En effet, nous restons assis des heures et des heures à écouter ces souvenirs en nous demandant si nous aurons assez de nos deux mains pour retranscrire ce flux d’informations et d’anecdotes qui s’emmêlent et qui ne s’arrêtent jamais.
De plus, comment arriver à classer l’histoire de Mater Dei dans un ordre chronologique lorsqu’on passe d’un album à l’autre, que les photos sont sources de souvenirs qui en réveillent d’autres et ainsi de suite. De retour chez nous, notre travail n’est pas encore terminé. En effet, au prochain séminaire, chacun d’entre nous doit remettre à la secrétaire de classe un rapport sur ses interviews ou ses découvertes afin de pouvoir commencer la deuxième phase, c’est-à-dire le classement des informations par ordre chronologique ou par thèmes.
La phase de classement finie, nous pouvons enfin aborder la troisième et dernière phase : la rédaction d(un livre qui, on peut le souligner, nous a permis de mettre en pratique l’interdisciplinarité histoire – français.
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